Essai: Question de noms

Essai: Question de noms

Illustration: HomonymesLorsqu’on n’a pas le temps d’écrire des billets profondément songés, on en revient au vieux classique: Se plaindre au sujet de peccadilles. C’est donc dans la lignée de cette honorable tradition que je me permet une petite montée de lait au sujet d’un enjeu tout à fait inconséquent: Les personnages aux noms similaires.

J’étais plus précisément en train de lire un roman de fantasy il y a quelques jours quand je me suis rendu compte que trois personnages avaient des noms se ressemblant beaucoup. Puis j’ai rencontré le passage suivant:

—Lyntas aura posté des archers sur les toits autour de la grande-place et nous mourrons avant d’atteindre Léane, riposta Dansec d’un ton lugubre.
— Nous? Parce que tu comptes nous aider? » s’étonna Léonte.

Hé oui! Trente-trois mots trouvant moyen de mentionner trois personnages aux noms de 5-6 lettres commençant par L, dont deux partageant la construction initiale “Lé…”

(Par respect pour l’auteur et l’éditeur, je tairai le titre de l’oeuvre afin de ne pas les associer à un billet sans conséquences, et j’encourage ceux qui voudraient commenter à satisfaire leur curiosité avec une recherche Google élémentaire, puis demeurer aussi discrets dans leurs interventions.)

Comme lecteur, c’est le genre de chose qui m’agace. Je ne suis sans doute pas le seul, en lecture rapide, à reconnaître les noms inventés selon leur forme plutôt qu’à les lire au long. Mentalement, “Dansec” devient à peu près “Dxxxxx” et “Nantor” devient “NxxXxx.” Pour Lyntas, Léane et Léonte, vous pouvez imaginer que le réflexe ne tiens plus: J’ai tendance à réduire soit à Lxxxx, ou LxxxXx ou Léxxxx, qui ont tous plus qu’un analogue.

Je prends ces trois noms comme exemples, mais vous aurez compris que cette montée de lait s’attaque à tout le phénomène des personnages aux noms similaires. Comme lecteur, c’est le genre de chose qui affecte ma lecture, et jamais dans une direction positive.

La science-fiction et la fantasy sont des genres particulièrement susceptibles à de tels difficultés étant donné l’habitude de mettre en vedette des noms sans aucun référent dans nos vies. Je parie qu’aucun lecteur canadien-français n’aurait de difficulté à distinguer Marc et Michel, sans doute parce que nous connaissons des Marcs et des Michels. Mais différencier au premier coup d’œil trois noms qui ne veulent rien dire de concret? Moins facile.

Je sais que les auteurs ont habituellement d’excellentes raisons de donner tel ou tel nom à des personnages. En discussion avec Jo Walton à Boréal (dont l’excellent Tooth and Claw comportait néanmoins des doublons tels Avan/Amer et Sebeth/Selendra), elle a avoué avoir tenté de résoudre ce qu’elle reconnaissait comme étant un problème, sans succès.

Hélas, ceci fait partie du grand fossé qui sépare parfois les lecteurs des auteurs, et quand vient le moment de vendre des livres, ce sont les lecteurs qui ont raison. (Pour fins de référence, je ne crois pas à l’excuse “mais je veut que les lecteurs portent plus attention”: Si les lecteurs sont intéressés, ils porteront attention. Sinon, ce ne sont pas des trucs de la sorte qui vont magiquement les convertir à votre talent.)

Pour les curieux: Je ne suis certainement pas le seul à décrier cette pratique. Une recherche rapide pour “similar names” nous révèle plein de conseils encore plus éloquents que les miens:

  • En fantastique: As a rule of thumb, similar-sounding names are taboo in fiction because they can confuse readers.
  • En meurtre-et-mystère: Don’t give similar names to your characters, like Bill and Bob and Bret. Don’t confuse the reader.
  • Au sein d’un article sur comment nommer des personages: When writing a story populated with a cast of characters, make sure the names differ. It will confuse the reader if several characters have names beginning with the same letter of the alphabet, or if character names begin with the same first and last letters, such as Jack Tyler and Jake Trask.
  • Et finalement, une chronique dédiée au sujet: You’d think authors would naturally be aware that similar names might confuse their readers. Not so: I read a novel where the author gave me a Jenny, a Janey and a Janine. I kept breaking away to remind myself who was who. And a reader who pulls away from a story is bad news for the author, who ought to want to keep the reader gripped.

On peut imaginer des situations où il serait raisonnable ou pratique (voire même habile) d’avoir des quasi-homonymes. Dans un des romans comiques de Ludlum, si je me souviens bien, on pouvait trouver deux personnages tertiaires (des cousins) au même nom hautement improbable, et la confusion entre les deux était une source d’embarras soutenu pour le protagoniste. Kim Stanley Robinson, dans Years of Rice and Salt, utilisait cette confusion à son avantage: Au fil des réincarnation de ses personnages, “B” et “K” conservaient la même première lettre de leurs noms. (Bold, Bistami, Butterfly, Bahram; Kyu, Katima, Kheim, Khalid…) Dans les deux cas, vous remarquerez que l’auteur connaissait le potentiel à confusion et l’utilisait à son avantage.

Mais pour la vaste majorité des œuvres et des auteurs, la morale de l’histoire reste la même: Assurez-vous de différencier vos personnages au premier coup d’œil!

58 thoughts on “Essai: Question de noms”

  1. La tendence en fantasy dans la nomenclature des personnages semble être lié à des règles étymologiques des langues parlées au sein de l’univers. Si on nomme des nains, par exemple, Bören, Mibdür et Mördan, c’est techniquement inacceptable si on tient compte le moindrement de la capacité cognitive des lecteurs à retenir des noms. Toutefois, c’est “réaliste”. C’est un peu comme si un Québécois se rendrait au Moyen-Orient et essaierait de différencier Abdul Hammad de Halal Hamij et Jihad Mohad.

    Il faut trouver un juste milieu, selon moi. On peut aussi employer certains trucs pour aider le lecteur à faire des association. Drago Malfoy, Voldemor et Rogue, ça sonne méchant et donc on se rappelle de qui il s’agit. Bien sur, j’imagine très mal la scène de naissance avec la mère qui suggère : « Appelons-le Voldemor. ». Il faut faire avec ce genre de dilemme ou trouver de meilleures solutions.

    Une distribution de personnages au début d’un roman est très apprécié, en général, par les lecteurs (surtout ceux qui ne sont pas habitués aux genres). N’y ayant pas pensé au bon moment, je ne l’ai pas incluse dans mon roman. J’ai toutefois rajouté une feuille imprimable sur mon site web pour compenser le manque. Ces temps-ci, c’est l’une des pages les plus visitées du site et j’ai reçu plusieurs bons commentaires à cet égard. Je suggère fortement aux autres auteurs de songer à cette solution.

    Une autre remarque également. Je n’ai pas fait une thèse sur le sujet, mais j’ai remarqué que les lecteurs Québécois ont tendance à mieux retenir les noms qui contiennent des accents que l’on retrouve dans la langue française. Cela donne une référence dans un mot, un point d’arrêt, il me semble. Quelque chose de familier qui mettra le lecteur à l’aise, du moins. De plus, si le lecteur n’a pas de difficulté à prononcer le nom dans sa tête, il pourra mieux s’en souvenir. Il sera enregistré en tant que son et non en tant qu’image composée d’une série de lettres.

  2. Dans le cas qui te préoccupe ici, on sait depuis longtemps que Léane et Léonte sont étroitement liés, et cette liaison est un élément majeur de l’intrigue. À première vue, il est facile de pointer vers “l’erreur du débutant”, mais je crois que le phénomène doit également être attribué à l’éditeur, qui accepte cette proposition de l’auteur. Pour ce dernier (comme pour le lecteur), il est clair que les deux personnages partagent un destin semblable, mais l’erreur vient de croire que cette perception doive être renforcée par un partage de consonnance dans leur nom; l’éditeur embarque dans le jeu, soit parce qu’il n’y a pas prêté attention (j’en doute), soit parce qu’il a concédé l’argument à l’auteur. Et bien que la similitude ne fasse que souligner tout au long du roman la convergence des deux destins, cette convergence est déjà bien assez explicite dans le texte pour éviter cet artifice plus lourd qu’autre chose. De plus, je conçois qu’il puisse être difficile pour un auteur non chevronné de devoir remplacer le nom d’un personnage central après avoir consacré une longue période à ce projet.

    Pour ma part, j’ai abandonné ma technique de lecture rapide lorsque j’ai constaté que j’y perdais beaucoup plus que j’y gagnais: je croyais lire du Dick alors que c’était du Zelazny. Toutes mes lectures devenaient une masse informe dans laquelle tous les styles se mêlaient (d’accord, c’était peut-être dû au traducteur), et je perdais toute la saveur et beaucoup du plaisir de lecture.

    Mais la réalité est probablement beaucoup plus simple: j’imagine difficilement un écrivain passer 2, 3 ou 4 ans de sa vie à écrire un texte de quelques miliiers de pages en se disant que de toute façon, son lectorat le lirait en diagonale… Bon, peut-être que cette phrase ne s’applique pas à Tad Williams?

  3. Moi je sais pas, mais ça me prend des mois parfois pour lire un roman. Je lis aussi lentement que j’écris. L’avantage, c’est que j’arrive assez facilement et rapidement à retrouver presque du premier coup un passage très précis d’un roman ou d’une nouvelle; que ce soit le moment où Lindsay se bat contre son cousin Constantine dans Schismatrix ou encore la scène où le personnage principale du roman “Ship of Fools” remarque l’odeur de la prêtre.

    C’est un peu pareil pour les noms et c’est un détail qui a été soulevé lors de l’atelie d’Elisabeth à Boréal 2005.

    Les noms de personnages, dans n’importe quel texte, sont d’une importance capitale, tant pour le lecteur que pour l’auteur. En effet, l’auteur doit broder une partie de la personnalité du personnage autour du nom et le lecteur doit être assez frappé par les différences des personnages pour en retenir le nom. Je ne peux pas imaginer employer des XXX et des YYY pour désigner mes personnages.

    En prenant pour exemple ma dernière nouvelle, pas encore publiés, le personnage principal se nomme Milek. S’il s’était appelé Jean, il n’aurait pas été le même parce que le nom est porteur d’un passé, d’une “laque identitaire” qui nous a été appliqué à notre naissance et sur laquelle nous ne cessons de nous définir, en commençant par la bonne vieille école primaire…

    Et je suis certain que ce n’est pas qu’une opinion personnelle mais un fait universel appartenant au roman et au cinéma; que serait la trilogie de Russo si le détective s’appellait McDormitt au lieu de Carlucci? Et Elric de Melniboné, s’il s’était appelé Joseph d’Ariméthie?

    Je sais pas, mais c’est basic.

  4. Ce qui porte encore plus à confusion, ce sont les noms exactement semblables qui se répètent, même si c’est justifié. Dans un série de fantasy, il y a des chances qu’on trouve des lignées de nobles; ces gens ont la fâcheuse habitude de donner à leurs enfants les prénoms de leurs ancêtres. Au fil du temps, une maison de nobles finit par donc ressembler à une lignée papale.

    Autre problème, par souci de réalisme, un prénom ordinaire se répétera parce que… c’est un prénom ordinaire. Dans un auditorium, combien de Catherine, d’Isabelle, de Jean-François et de Simon pensez-vous trouver?

  5. J’ai toujours eu peur de m’attaquer à des oeuvres russes pour cette raison…

    Justifié ou pas? Quelqu’un a déjà lu Guerre et Paix de Tolstoï?

  6. En passant, pour les curieux (et parce que je suis tanné de l’expliquer), j’ai ajouté la première lettre de mon second prénom à mon nom parce qu’il y a un peu plus de 130 Michel Lévesque au Québec (et ça, c’est juste ceux qui sont répertoriés dans le 411… original, hein?) Alors si J. est bon pour Claude J. Charron et Michael J. Fox, c’est aussi bon pour moi.

    P.S. Je voulais prendre Michel Champetier ou Michel Sernine, mais ils étaient déjà pris.

    Quant à savoir ce que signifie le “J.”, je vous laisse deviner. Les paris sont ouverts.
    Pas de gros mots s.v.p.

  7. Benoit: Soit sans crainte: Les livres qui demandent à être lus lentement sont lus lentement (Tooth and Claw, tiens)

    Laurine: La preuve que nous ne vivons pas dans une fiction, c’est qu’aucun auteur n’aurait commis l’erreur de nommer deux présidents américains du même nom…

    Claude Claude (bienvenue!): Ne manque plus qu’un narrateur qui zézette.

    Michel J.: Je suis content de voir que tu te soucies de ton “branding” autant que… Robert J. Sawyer.

  8. Michel J.Lévesque
    Pour le prénom J. moi je choisirais:
    Jakob, Joël, Jonathan ou Julius
    mais ce doit plutôt être dans le genre:
    Jules, Julien, Jean, Jacques, mais pas Pierre!!;)

  9. Élyyse :
    J’aime bien Julius. Ça sonne Jim Tiberius Kirk

    Mais ce n’est pas ça malheureusement.

    Mon second prénom se trouve-t-il dans la liste que tu as donnée? Non.
    Ça m’étonnerait que quelqu’un le trouve, d’ailleurs. Il est vraiment bizarre. J’ai prétendu plusieurs fois que c’était Jacques parce que j’étais trop gêné pour dévoiler le vrai!

  10. Jonas ?
    Jafar ?
    Johann?
    (…zut ! J’aurais dû te poser la question lors de l’entrevue ! 😉 )

  11. Nous n’avons pas encore de grand gagnant.
    Je vous l’avait bien dit qu’il n’était pas piqué des vers ce J.

  12. Oui, Janvier c’est pas mal.
    Mais Je préfère encore Javier, prononcé avec un accent espagnol…

  13. En ce qui concerne l’oeuvre où Christian a choisi son exemple, je pense aussi que c’était une erreur de débutant: le problème étant ici qu’il s’agit d’une trilogie, alors il devient délicat de débatiser tout le monde!
    D’ailleurs, j’ai noté que le phénomène est autant à l’oeuvre dans la vraie vie: on confond parfois Eric Gauthier et Eric Bourguignon (deux charmants garçons par ailleurs). Ma belle-soeur Lea a appelé sa fille Laura: dix ans plus tard, tout le monde de la famille appelle encore Lea Laura, et Laura Lea.
    Lorraine est souvent appelé Laurine… ou est-ce le contraire?
    Bref, en fiction, sauvons du travail au lecteur, à moins bien entendu que ce soit le but de l’auteur de l’embrouiller. Il y a longtemps que je joue avec l’idée d’appeler deux personnage d’un roman par le même nom: en acceptant les conséquences bien sûr, et en comprenant que c’est difficile à insérer dans un roman autre que comique.

    Joël, le seul en SFQ, ouf!

  14. Je peux comprendre qu’on m’appelle Lorraine au Laurence, mais un peu moins qu’on m’appelle Sandrine ou Céline. Ça m’est arrivé assez souvent pourtant. Je suppose que c’est inévitable quand on porte un nom moins couru.

    Incidemment, toute cette histoire de noms me rappelle que Stephen King s’est servi au moins deux fois de cette astuce. Bag of Bones, si je me souviens bien, présentait plusieurs jumeaux. Un personnage faisait remarquer que les parents trouvaient mignon de leur donner des noms ressemblants (Kyle et Kyra, par exemple). Cette astuce est d’ailleurs prétexte à un punch dans le récit. King reprend entièrement le concept dans Wolves of the Calla, en créant une communauté où ne naissent que des jumeaux, ou presque. Évidemment, ils ont tous des noms similaires, alors le lecteur sait tout de suite qui rattacher à qui.

  15. Ouain, pour ce qui est des romans russes, c’est pas évident! Mais on s’habitue. Quand j’ai commencé à lire Dostoïevski, j’ai souvent pensé que j’étais fou! Un personnage pouvait s’appeller “Nikoalevitch” et son surnom était aussi éloigné que “Michka”! Alors quand il passait de l’un à l’autre sans mentionner que c’était son surnom,…

    !!!

    J’ai mis une bonne centaine de page avant de comprendre; crois-moi, après, tu n’oublies pas le nom des personnages!

    ;-D

    Je t’encourage à lire Dostoïevski… Tolstoï, c’est long et plate.

    >:)

    Mais c’est seulement mon point de vue.

  16. Mes chers éthérés et virtuels lecteurs, je vous épargne de récit des inimaginables tortures que me fit subir mon auteur, Volodia N., qui, en plus de m’affubler de cette double et ridiculisante appellation, s’amusa à fabriquer des anagrammes onomastiques tout au long de mes sulfureuses, inavouableset déchirantes péripéties…

    Je vous laisse, mes lecteurs ailés: celle qui fut mon amour au premier regard et au dernier regard, ma douce et cruelle nymphette aux boucles rousses et aux socquettes blanche, me réclame.

    J’ai nomme mademoiselle Lo-li-ta.

    Votre dévoué

    HH

  17. Est-ce que c’est Juste, ou juste Justinien? Quand même pas Juvénal? Ou Jocuste!
    Si c’était Jean-Baptiste, tu écrirais Michel J. B. Lévesque, je suppose. Si c’est Joseph, nous avons tous ça sur notre baptistère, du moins dans ma génération et les précédentes.
    Juan ou Jayme, pour faire hispanophile?
    Joachim, Jacob, Job ou Jéroboam, pour faire biblique?
    Ou alors Champetier ne serait-il plus le seul Joël de la SFFQ?
    Jocelyn, c’est doux, Jeannot c’est mignon, James c’est bon…

  18. Soyez-en tous informé : à partir d’aujourd’hui, je choisis volontairement de laisser planer le mystère au sujet de mon deuxième prénom. Même Dominic Bellavance n’a pas la réponse. (Si je me souviens bien, au congrès Boréal, je lui ai dit que c’était Jacques, l’alias que j’utilise parfois pour éviter de nommer mon VÉRITABLE deuxième prénom…)

    Mais peut-être qu’en fait, il n’y a pas vraiment de deuxième prénom.
    Ou peut-être que si.
    Peut-être que l’un d’entre vous l’a déjà nommé.
    Ou peut-être que non.

    Anyway, pour ceux que ça intéresse vraiment, il y a un indice dans une de mes nouvelles. Laquelle? J’vous l’dit pas. 😉

    Bye-bye !!

    MJL

  19. l’an prochain, un concours a boréal: devinez la signification du J. de Michel J. et remportez une inscription à vie au congès. …

    😉

    Mathiue f

  20. Jackson?

    Si oui, on comprend la réticence de ce cher garçon à l’afficher devant tout le monde…

  21. Sommes-nous donc condamnés à vivre dans le suspense? Quel est donc ce damné prénom? Jorge? Jerusalem? Justaucorps? Jambe-de-bois?

    Je suis bien d’accord sur la nécessité d’éviter des noms trop ressemblants. C’est irritant, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai cessé de lire des Tintin. Non mais, “Dupond et Dupont”, tout de même… et ils ont le même look, en plus.

    Un des champions du genre est Gabriel Garcia Marquez avec son _Cent ans de solitude_ où presque tout le monde se prénomme Aureliano (on dirait parfois qu’il n’y a pas plus de cinq prénoms pour cent personnages). L’auteur sait tout de même ce qu’il fait et ça reste un excellent roman.

    Il y a toujours l’option des surnoms. C’est la solution adoptée dans mon cercle d’amis abitibiens. Ça fait des noms colorés, quoique ça peut devenir complexe (“Gaston, tout le monde l’appelle Justin parce qu’on avait déjà un Gaston. C’est pour ça que le nouveau se fait appeler Bernard, parce que son vrai nom c’est Justin et ça c’est déjà pris.”)

    Ça peut aider d’avoir des noms très mémorables (Spider Jerusalem, Lazarus Churchyard, Hiro Protagonist), en modération. Par contre, ça me semble rare pour les personnages secondaires; peut-être pour éviter qu’ils ne volent la vedette.

  22. Michel Ji fait remarquer que Champetier et Sernine
    sont déjà pris, mais il y a justement des auteurs
    qui ont changé de nom si le nom de famille était
    trop gênant.

    Donc, au lieu de chercher à deviner à quoi
    correspond le J., il faudrait chercher par quoi
    on remplacera “Lévesque”. Mettre “Obispo”, ce
    serait déjà plus rare, par exemple.

  23. Au fond l’idéal c’est de s’appeller Françoise Chandernagor, le genre de nom improbable au point que si on le donne à un personnage, on va dire que c’est une plaisanterie ou que ça manque de réalisme. Sur la couverture d’un livre, ça attire certainement l’oeil en tout cas même si cela fait craindre que c’est l’autobiographie de la dernière descendante déchue d’une noble famille française.

    Il y a aussi le nom de Calixte Belaya qui est pas mal.

  24. J’ai un faible pour Starbuck…
    Que dites-vous de Michael Starbuck?

    Au fait, suivez-vous la nouvelle série Battlestar Galactica? Je recopie ici le commnentaire que j’ai laissé sur le forum des Six brumes :

    “Je viens de commencer la première saison du nouveau Battlestar Galactica. Génial. Le pilote de 3 heures m’avait laissé un peu froid. C’est vraiment avec les épisodes suivants que la série prend son envol. Se classe troisième dans mon palmarès après Lost et Oz.
    Pour ceux qui ne le savent pas, dans cette version-ci, Starbuck est une demoiselle. Troublant au début mais on s’y fait. Pareil pour les scènes qui se déroulent dans l’espace. Ils ont choisi une approche, disons, plus réaliste. Pas de bruits de laser et de réacteurs. Vous comprendrez au visionnement. Agaçant, mais comme pour Starbuck, on s’habitue à la longue.”

  25. Come on!!!

    Laurine avait recopié ce commentaire sur Battlestar Galactica: “Pas de bruits de laser et de réacteurs. Vous comprendrez au visionnement. Agaçant, mais comme pour Starbuck, on s’habitue à la longue.”

    Comment peut-on être “agacé” par ça? Moi, ce qui m’agace, c’est le son et la gravité dans l’espace! Si on fait parler les animaux dans des films, est-ce qu’on dira d’un documentaire sur la faune sauvage “les animaux ne parlent pas et ça agace, mais on finit par s’y daire…”

    >;^(

  26. Je suis parfaitement d’accord avec Mehdi sur les bruits dans l’espace. C’est amusant en science-fantasy, mais comment peut-on être “agacé” par quelque chose de réaliste et cohérent?

    Concernant les noms, je devrais peut-être prendre un nom de plume comme Noël Champetier ou Patrice Sénéchal, ça devrait vendre par confusion 🙂
    Je me demande quels sont les chiffres de vente de l’écrivain Henry Porter depuis quelques années, tiens 🙂

  27. Le commentaire sur Battlestar Galactica ne venait pas de Laurine mais de moi.

    Et je l’affirme encore : J’aime les bruits de laser et réacteurs!! Je me suis habitué au silence pendant le visionnent de Battlestar Galactica mais je trouve ça toujours agaçant. Pourquoi? Parce qu’il ne faut pas ÊTRE vrai, il faut FAIRE vrai.
    Que deviendrait l’attaque de l’Étoile noire dans Star Wars sans tous les effets sonores?
    Je veux bien qu’on adopte l’approche réaliste dans Apollo 13 mais dans Battlestar Galactica? Non, merci. Si on veut promouvoir le réalisme dans une série comme Galactica, alors il faudrait repenser tout le scénario. Par exemple, la nouvelle présidente des douze colonies à le cancer du sein. Quoi? Ils sont capables de voyager de système en système à des vitesses inimaginables et ils ne sont pas capables de guérir le cancer du sein? Si on s’arrête à ça, on peut faire le procès de toutes les œuvres de science-fiction.

    Réaliste, je veux bien, mais pas au prix du divertissement.
    Je sais, c’est un peu juvénile, mais dans les combats interstellaires entre humains et Cylons, je veux du son et de l’image, moi : DZZZZ!! FZZZZ!!! GZZZZ !!!

    À mon avis, pour être réaliste, il faudrait refaire la bande son de tous les films.

    Honnêtement, posez-vous cette question : préféreriez-vous voir les combats spatiaux de Star Wars avec ou sans les effets sonores?

    Mais je le redis : Battlestar Galactica nouvelle génération est une excellente série.

    (Bonjour la polémique. Je sens que je vais recevoir du feedback. La framboise fractale va surchauffer!!!)

  28. Le même phénomène se voit du côté des jeux vidéo. J’ai chez moi un excellent jeu de combat spatial, Terminus, qualifié à sa sortie d’ultra-réaliste: les combats se déroulent sans bruit, les changements de direction se planifient, etc. C’est un jeu qui est difficile, mais sans aucun attrait pour les amateurs des séries Star Wars. Résultat: personne ne s’en souvient.

  29. Le passé est le passé; Star Wars n’a aucune crédibilité à mes yeux depuis mon enfance justement pour ça; je ne suis plus un enfant. C’est un choix bien à moi, une éthique toute personnelle. Je choisi la ligne dure en SF parce que j’en ai marre de l’infantilisme. Et comme la SF est la plupart du temps associée au divertissement (le “fun” au détriment du réalisme), ben c’est normal que je réagisse de la sorte.

    Si les scénaristes et les réalisateurs et les autres impliqués dans la création de films de SF choisissaient d’oopter pour une ligne plus réaliste, on ne ferait pas qu’enlever le son des lasers et les “shot” de vaisseaux qui traversent l’écran; c’est toute une esthétique qu’il faudrait refaire. Il faudrait effectivement revoire la manière dont on filme, et ce serait pour le mieux. À MON avis.

    Y’a toujours moyen de jouer habilement avec le silence en ce qui concerne l’espace, et Kubrick en fait la démonstration de façon spectaculaire dans “2001”.

    Personnellement, je pense que le simple fait de voir une poursuite dans le silence de l’espace, si c’est filmé de manière intelligente et avant-gardiste, serait amplement suffisant pour moi et me garderait bien plus rivé à mon siège qu’une série de “sshhhrrriiieeeeeeee”, qui me font plutôt me retourner dans mon siège, de honte, en me demandant ce qui est passé par la tête des producteurs de ce film.

    Encore là, je pense que tout est une question d’école; celle du divertissement VS celle du réalisme.

    Encore là, pour parler d’école, il faudrait que celle du réalisme soit représentée par plus qu’une oeuvre!

    >;^P

    Amicalement

  30. De mon côté, je pencherais pour un produit final hybride des deux genres. Bon, j’avoue sans honte aucune aimer encore Star Wars, mais j’ai aussi aimé 2001… Ceci dit, il me semble qu’on peut faire quelque chose d’intéressant avec un peu de mouvement et de sons, sans que ça tombe dans l’infantilisme.

    Comme M.J., je pense qu’il faut FAIRE vrai, mais ceci ne veut pas dire produire des navets (et je ne crois pas que c’est ce que Michel insinuait non plus), on peut divertir tout en gardant un côté cérébral et c’est ce que je recherche. Mais bon, des goûts, des couleurs et des sons on peut bien discuter… 😉

  31. Caroline a bien résumé.
    Le traitement de la série Galactica privilégie une approche réaliste, façon documentaire. Mais le problème, c’est que réaliste ou pas, cette façon de procéder enlève (dans mon cas en tout cas) toute tension dramatique. C’est pourquoi je dis que ça m’agace. C’est beau, c’est réaliste, mais t’es loin d’être assis sur le bout de ta chaise quand tu regardes les scènes de combat. Et je trouve ça dommage, parce que tout le reste de la série est fort bien réussi.

  32. Du silence dans un film d’action, ça ne passe pas.
    Dans 2001 peut-être, parce que c’est un traitement tout à fait différent.

    J’ai adoré 2001, mais faut pas s’attendre au même langague cinématographique quand tu vas voir Star Wars. Ce serait un peu comme comparer le Dracula de Brian de Palma avec Buffy the vampire slayer.

    Pour moi, Rocky sans l’amplification des bruits de coups de poing, ce ne serait pas Rocky.

    Star Wars sans les tirs laser des Tie fighters, ce ne serait pas Star Wars.

    Selon Tom Clancy, un coup de feu tiré par une arme munie d’un silencieux n’a rien à voir avec le sifflement qu’on entend dans les films. On devrait changer ça? Pour ma part, je ne crois pas.

    Si mes souvenirs sont bons, il n’y a que dans 2001 : l’odyssée de l’espace que le silence total est respecté. Même dans Galactica ce n’est pas tout à fait le cas : on entend un léger vrombissement de moteur en plus des jets d’air qui servent à la navigation des intercepteurs. Même chose pour Apollo 13, Dune, etc… Pas beaucoup de son, mais du son quand même : impossible – pas réaliste.

    Le bruit des lasers et des réacteurs dans l’espace, moi je l’accepte. Je dirais même plus : je le souhaite. Pourquoi? Parce que c’est ce qui m’a fait m’enfoncer dans mon siège quand j’ai vu Star Wars à 7 ans pour la première fois.

    J’admets que les créateurs de la série Galactica ont voulu être conséquents avec le traitement réaliste donné à la série. Mais je reste convaincu que ça n’aurait rien enlevé au produit final s’ils avaient ajouté un peu plus d’effets sonores, au contraire.

    Pour certains (dont moi), le bruit des lasers dans l’espace, c’est une forme de convention, comme le sifflement des silencieux ou le claquement des coups de poing.

    Bon, on en rediscute au prochain Boréal. 😉

    MJL

  33. Comme je disais dans mon intervention précédante, un traitement de l’espace sans son ne veut pas dire pas de son du tout. Et il y avait du son dans 2001: lors de la sortie de l’astronaute, on entend le bruit de sa respiration, ce qui renforce de manière dramatique le sentiment de claustrophbie et de panique causée par le silence et le vide interplanétaire. Même chose lorsque les deux antagonistes s’enferment dans la coquille d’exploration; silence, les lèvres bougent, mais on entend le sifflement des différents appareils du vaisseau.

    Certes, on ne peut pas comparer les deux films; c’est une erreur de ma part en premier lieu.

    Mais ce que je prône, ce sont des films d’actions à la Star Wars qui exploiteraient le silence pour renforcer des aspects plus subtils, comme un sentiment de vitesse, de danger ou de panique.

    (Personne ne se souvient de l’explosion Gamma dans le l’adaptation de Hulk par Ang Lee? J’ai fondu dans mon siège!)

    Pour ce qui est de l’amplification sonore, fine! Évidemment qu’il faut des petits boosts sonores. Mais de là à en mettre là où il est évident qu’il n’y en a pas… ça revient à ma métaphore animale. C’est comme de dire que 2+2=5, à la 1984.

    Perso, je n’y crois pas et je n’embarque pas. Tout comme il est difficile de me faire avaler que Star Wars est de la SF; SF Fantasy, ou tout autre chose, ok. Mais comment peut-ont justifier de telles écarts, à pleins de niveaux?!?

    Attention!!! Je ne dis pas que c’est pas bon ou mauvais… Simplement que d’être agacé parce qu’une série (que je n’ai pas vu) penche plus vers le réalisme en choisissant d’adopter une position qui fait du sens relève pour moi de l’anti-SFisme. Comme dans le cas d’une preuve par A+B de la science que l’espèce humaine relève du pongidé et se faire dire par certaines religieux que l’homme (sic) a été créé par Dieu, à son image, et qu’il n’est pas un animal.

    OK!!!! C’est extrême comme exemple et je ne tiens pas à comparer nos arguments (à moi, à Michel et à Caro) à ça, mais juste expliquer un peu ce qui m’a fait réagir en tout premier lieux…

  34. Je suis d’accord avec Michel-J(?)
    (C’est Josée; c’est ça hein!)
    Les sons existent dans la réalité, ils doivent donc aussi exister dans la fiction. Évidemment, il ne faut pas surabonder… et je ne crois pas que ce soit le cas dans Star Wars.
    Je crois que Medhi est devenu trop professionnel
    en hard Sci-fi;), c’est pour ça qu’il ressent le besoin de quelque chose d’autre, et même s’il qualifie Star Wars d’infantile, je pense que son inconscient veut lui dire “élémentaire”, “limpide”, et dans son cas précis, “banal”!

  35. Sérieusement, Mehdi, je crois que tout bon amateur de science-fiction ou science-fantasy (ou whatever) devrait se procurer la saison 1 de Battlestar Galactica (nouvelle génération).
    Le coffret est $50.00 et inclut le pilote de 3 heures et les 13 épisodes de la saison. La saison 2 sera disponible le 20 décembre.
    Bien sûr, c’est très loin de 2001 et de Solaris. (Le remake de Soderbergh, j’entends, pas la revue…)
    Ils ont fait quelque chose de vraiment bien. Suffit de passer les trois heures du pilote et de goûter aux épisodes suivants. L’épisode intitulé 33 est un véritable petit bijou. Très bon investissement. Ne manque qu’un petit bruit de laser ici et là 😉

    Je vous suggère d’aller lire la critique sur IGN :

    http://dvd.ign.com/articles/652/652996p1.html

  36. Mehdi, j’y pense :

    J’écoutais un critique de film l’autre jour qui disait que si Star Wars avait été si populaire, c’est justement parce qu’à son époque, il a révolutionné le monde de la science-fiction par son réalisme. Avant ça, tu avais les fusées bonbons à la Stars Trek et Flash Gordon. Star Wars nous plongeait pour la première fois dans un univers qui n’était pas léché, à la manière de Voyage sous les mers et Perdu dans l’espace. Souviens-toi qu’on voyait des X-wing pas toujours en bons états et salis par le cambouis (rappelant les F-14) et des droïdes pas toujours très reluisants.

    MJL

  37. Élyyse dit : “Les sons existent dans la réalité, ils doivent donc aussi exister dans la fiction.”

    Encore là, je ne dit pas le contraire… Mais là où ils n’existent pas, devraient-on en mettre? Cela fait-il de moi un “pro Hard SF”? Pas pantoute! Et je n’ai pas dit que Star Wars était banal mais infantile; et je défie quiconque de me prouver le contraire. Et infantile ne veut pas dire indigne de respect. Mais, en ce qui concerne PARTICULIÈREMENT la SF, pour quiconque s’intéresse plus qu’en surface au phénomène, il est clair que la Fantasy et l’infantilisme (ATTENTION! Je ne lie pas les deux! J’ai lu Moorcock, quand même!) ont une influence sur la SF “as a whole”, mais bon, on laisse ce genre de débat aux listes.

    Encore une fois, je me répète, je suis loin d’être un radicale et ma SF est à l’opposée de la Hard SF.

    Mais est-ce que c’est possible de dire que des sons dans l’espace, ça s’peut pas, et que Star Wars, c’est pour les ti-culs (oui, même ceux qui se cachent en nous), sans déclencher des réactions du genre “pontifiant de la SF” et “Hardcore”?

    Come on… >;^P

    J’les aies vu AU MOINS 45 fois chacuns (la première série s’entend!). Et j’ai trippé ben raide sur “Chronicles of Riddick”, dont le scénario est aussi mince que la peau de Yoda!

    :^D

    Et Michel, plus je lis les interventions, plus j’ai envie d’aller louer la série!!!!

    Je vais voir ton lien de ce click…

  38. Mehdi : si tu loues Galactica, assure-toi de visionner les premiers épisodes de la saison. Bien sûr, tu dois commencer par le pilote, mais souviens-toi que la série prend réellement son envol avec les épisodes.

    Je dois avouer que je n’ai pas très apprécié les trois derniers Star Wars.
    Mais disons que la faiblesse du scénario, les dialogues niais, l’utilisation à l’excès du CGI et les performances pourris des acteurs m’ont beaucoup plus dérangé que les bruits dans l’espace. 😉

    Selon moi, Georges Lucas a démontré du génie avec A New Hope. Mais ça s’est arrêté là. Empire strike back est excellent,le meilleur de la série. Mais comme tout le monde sait, ce n’est pas lui qui l’a réalisé.

    Lucas est un bon faiseur d’images. Mais il devrait laisser aux autres le soin d’écrire les dialogues.

    MJL

  39. Michel J.: tout le monde s’entend pour dire que Empire Strikes Back est le meilleur Star Wars, mais quand on sait que Lucas aurait pratiquement renié le scénario (signé par Leigh Brackett, une pro de la ScienceFantasy), on peut comprendre que les épisodes 1 à 3 perdent vite leur lustre. Si je me souviens, il avait même qualifié l’histoire de “trop cérébrale”…

  40. Une note à tous: Nous sommes, maintenant, euh, assez loin du sujet initial de ce billet. Pourquoi ne pas profiter de notre premier Micro Ouvert pour continuer la discussion?

  41. Salut tous et toutes.

    Ah, Star Wars, cette série de films que l,on ne peut, selon moi, qu’apprécier qu’en débranchant solidement son cerveau, ou uniquement sur le plan visuel, et pour une premièere vision, ensuite, la minceur et la niaiserie des scénarios me fait fuir… Je suis de plus en plus incapable de “revoir” ces films, surtout les derniers. J’ai essayé, pas moyen, je baille au bout d’une demie-heure…

    Mais je me souviens que les trois premiers, à un age plus tendre, m’avait impressionné visuellement, meme si c’etait de la SF des années trente avec des ides pique partout et a tout le monde, pour qui connait bien son Space Opera canonique et la BD des anciennes epoques. Tout Flash Gordon, par exemple…

    >Selon moi, Georges Lucas a démontré du génie avec A New Hope. Mais ça s?est arrêté
    là.

    No, pas de génie là, never, c’est un bon étudiant en cinema qui se souvient des images vues dans sa jeunesse, un “faiseur” dans le sens le plus noble que l’on peut donner au mot, et un soplide busnessman qui sait déléguer et trouver et mettre de l’argent dans le visuel…

    >Empire strike back est excellent,le meilleur de la série. Cinématographiquemenrt, il n’y a guere d’innovation ici, autre qu’au point de vue technique: camera, effets speciaux, oeuvres des artisans qu’il a engage pour se faire. Mais comme tout le monde sait, ce
    n?est pas lui qui l?a réalisé.

    Ni surtout lui qui l’a écrit. Leigh Brackett savait ce qu’elle faisait et etait une experte dans ce genre bien précis, en plus d’etre deja une bonne scenariste. Au niveau scénario c’est le plus solide et carré et “dur” et réaliste (Tout est relatif la: cela reste de la Planet Story, du Space Opera ou de la Science-Fantasy ici… )

    Ces “machins” plein de bruits, d’incoherence et de mouvements, sont l’antithese meme de la bonne SF litteraire intelligente. Cela n’a rien n’a dire, rien a nousd apprendre. Cela “distraie” , au mieux, point. Est-ce la le but d’une oeuvre d’art, d’une creation? Parfaois, mais tres marginalement, et s’il n’y a que cela, franchement, c’est pas lourd et vit pas vraiment vieux la autrement que commercialement…

    Les decors, les effdets, c’est de la surface, du tape a l’oeil, cela passe et veillit vite. C’est le contenu qui intéresse (en tous les cas, m’intéresse MOI! ) . Ces genres ne sont pas des genres a IMAGES mais a IDEES, PERSONNAGES et CONCEPTS. C’est le drame d’un genre pas compris la…

    On peut faire d’ecellents choses avec des décors de theatre ou pas de decors du tout meme, ou de budget. On s’en fout, a la limite…

    Mais de l’absence de scenarios, de la présence de dialogue niais et d’acteurs indigents. Ou de gens incapables de filmer comme du monde.

    Et pas besoin de faire de la hard science pour faire de la bonne SF: Flowers For Algernon, Solaris (de Tarkovsky) , Stalker, The Leathe Of Heaven là, tout cela se regarde encore fort bien et m’apporte encore quelque chose à chaque nouveau visionnement. Et je ne suis pas ennemi du bon film d’action non plus: les deux premiers Terminator et les deux premiers Aliens en sont la preuve!

    Bon, je n’essairai pas d’en dégouter les autres, au contraire, mais, comme pour la Fantasy, on peut encourager les gens a aller voir ailleurs, un peu plus loin. Au-dela de la grosse BDF a la Eddings ou Dongeon et Dragons on peut lire Gaiman, Leiber, T. H. White ou, dans un genre plus humoristique, Pratchett et Thorne Smith.

    Sans parler de Le Guin, Mc Killip, Crowley, Wolfe, T. H. White, Eddison, The Blue Star de Fletcher Pratt, Mervin Peake, et une bonne partie de l’école de Unknown, par certains cotes encore imbattables malgre que ses oeuvres aient parfois 60 ans d’age. Par pitié, ouvrez au maximum vos horizons et soyez curieux, surtout de ce qui n’est pas outrageusement “commercial” et celebre, a cause de la grosse machine qui est derriere…

    Lisez, regardez et ecoutez de tout, en tous genres, de tous bords.

    Apres on peut comparer…

    Desole mais compter sur du “bruit dans l’espace” comme artifice pour produire de la progression de dramatique ou de la tension…

    C’est avec un camera maniee intelligemment et de facon innovatrice (et en sachant s’en servir) et un scenario qui tient la route que l’on y arrive. Voir les Hitchcock les plus pres de chez vous ou les premiers De Palma, avant qu’il tombe dans la routine et la parodie de lui-meme…

    L’art peut etre du divertissement, mais que l’on preserve qu’il ne soit plus que cela…

    Ou alors, on est mal arrive…

    Et l’interet de la chose est vite epuise, pour moi, aniway…

    Mais, bon, je suis de la generatrion de mots, et pas de l’image…

    Rene.

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