Congres 2005: Westercon 2005

(Les billets suivants furent originalement publiés sur fractale-frmaboise.com en juillet 2005)

Des nouvelles de Westercon 2005

Photo: Centre ville de Calgary
Howdy, y’all!

Hé oui, Fractale Framboise parcourt maintenant le pays au complet pour vous divertir. Pour plusieurs raisons (tourisme, vacances, Prix Aurora, sens de l’aventure), je vous écrit ce billet à partir de Calgary, où j’assiste présentement à Westercon58, le congrès régional de science-fiction et de fantastique de la côte ouest. Quelques centaines de participants, des invités tels S.M. Stirling, John Varley, Larry Niven, Dave Duncan et j’en passe.

Après la (suite…): Quelques impressions de la première journée et une ou deux photos de voyage.

Si vous n’avez jamais été à un congrès de science-fiction, il est difficile de décrire ce qui s’y passe sans paraître débile ou condescendant. Suffit seulement d’avouer qu’il s’agit de quelques jours où il fait bon d’être passionné de quelque chose. Que ce soit la SF écrite, les séries télévisées, les costumes, l’écriture, la science ou la technologie, les congrès sont une occasion de rencontrer des gens qui sont tout aussi passionnés par ces sujets et qui sont tout à fait disposés à en discuter avec vous.

En fait de congrès, Westercon58 se trouve solidement dans la catégorie “upper middle-class”: Elle est suffisamment grande pour accommoder plusieurs classes de fans, tout en restant un peu limitée en fait de professionnels qui y assistent. Ce n’est pas un événement à ne pas manquer, mais c’est assez important pour attirer des gens d’un peu partout sur le continent. Beaucoup d’américains, de fans de la côte Ouest et, euh, au moins un franco-ontarien.

N’ayant jamais été à l’ouest de Toronto, il était temps que je m’aventure un peu plus loin, et quelle meilleure destination que Calgary, le “coeur du nouvel Ouest?” J’ai donc pris mes bagages et un ordinateur portatif, planifié tout un périple pré-convention et pris l’avion pour l’Ouest. 3600 kilomètres à l’Ouest.

Photo: Nuages et aile droite d'un 727-700 de Westjet
Ce vol sans histoires vous est une gracieuseté de…

Naturellement, une fois sur place, il ne suffisait pas d’explorer la ville: Un périple au sein des Montagnes Rocheuses s’imposait, avec comme destination particulière la ville de Banff et les sites touristiques du lac Louise et du Lac Moraine.

Photo: Lac Louise
Le Lac Louise et son glacier

Photo: Lac Moraine, et les montagnes environnantes
Le bleu du lac n’est pas un trucage photographique

Mais regarder les photos de voyage des autres n’est jamais intéressant. Qu’en est-il de la convention, dites-vous? Jusqu’ici, je suis bien satisfait: Les foules sont plus petites que je m’y attendais et le niveau de discussion a parfois de la difficulté à monter plus haut que celui des évidences, mais je suis sans doute gâté par Boréal et Worldcon. Entendre parler des pros tels David Hartwell et Kathryn Cramer est toujours un plaisir, surtout lorsqu’ils s’attaquent à des sujets où ils sont clairement des spécialistes.

Photo: Panel, Space Opera
Vendredi, 15:22, panel “Blasters and Battlestars: Has Space Opera been Good for SF?”: Ed Willett, David Hartwell et Kathryn Cramer

En ce qui me concerne, je ne suis pas seulement qu’un spectateur à cette convention: Jusqu’ici, j’ai eu l’occasion de mener une discussion sur les livres électroniques (oui, ils sont inévitables; non, ils ne sont pas la fin de l’édition telle que l’on la connaît), sur les Prix Aurora Awards et sur les livres à surveiller durant les quelques prochains mois.

De plus, j’ai eu l’honneur de présenter le Prix Aurora Award du Meilleur roman (Français), qui est allé à Michèle Laframboise pour “Les Mémoires de l’Arc”. C’était d’ailleurs le deuxième prix décerné à Michelle durant la cérémonie, puisque quelques minutes plus tôt, René Walling a annoncé que le prix de la meilleure nouvelle (français), lui allait également pour “Ceux qui ne comptent pas”, publié dans Solaris 149. (Résultats complets sur le site officiel des Prix Aurora Awards.) Je grince toujours des dents à penser que Michèle n’étant pas sur place, c’est mon visage qui se trouvera dans le prochain Locus…

Reste encore trois jours à la convention. Si cela m’est possible, je tenterai de poster à au moins une autre reprise pour vous amener des nouvelles de ce qui se brasse à Calgary. Hélàs, ma connexion Internet ne tiens même pas à un fil, et trop souvent j’ai le malheur de me buter à un écran comme celui-ci…

Photo: Difficultes de connection
Aaargh!

D’autre nouvelles de Westercon

Un bon congrès de science-fiction finit par entraîner les congressistes dans un monde à part, un univers parallèle où tous ceux que vous rencontrez ont lu Ringworld, où chaque heure que vous passez sur place vous apprend quelque chose de nouveau et où vous avez l’occasion de rencontrer des gens que vous avez longtemps admiré.

Selon ces critères, Westercon58 est un excellent congres de SF. Les deuxièmes et troisièmes pleines journées de la convention ont été variées, stimulantes, enrichissantes, parfois fort drôles et, par-dessus tout, uniques. Depuis vingt-quatre heures, j’ai eu la chance, par exemple…

  • …d’assister au lancement de l’anthologie originale de SF canadienne Tesseracts Nine (sans la présence des éditeurs –ou de presque tous les auteurs– mais bon…) agrémenté par un quiz, un magicien et du chocolat.
  • …d’entendre Robert J. Sawyer discuter –avec une certaine justesse- des faiblesses du mouvement sceptique, maintenant peut-être plus dogmatique que sceptique.
  • …de voir des sommités du monde de la SF faire des hulas à la mi-temps de la cérémonie des Prix Locus. (Meilleures photos disponibles sur le blog de Kathryn Cramer)

Photo: L'elite de la SF, hula-hou!

  • …d’expliquer à une audience que les onze Oscars remportés par Lord of the Rings ne veulent pas dire « un nouveau respect pour la fantasy » autant qu’un nouveau respect pour « les films épiques qui demandent six ans de travail, des centaines de millions de dollars, des milliers d’artisans et qui font des zillions au box-office. »
  • …de parler à Connie Willis. (Reformulons; que Connie Willis vienne me parler!)
  • …d’assister à une excellente session d’information sur « le vrai monde de l’écriture » par Robert J. Sawyer et Edo van Belkom.

Photo: Robert J. Sawyer et Edo van Belkom repondent aux questions de l'audience.

  • …de me faire expliquer douze percées technologiques qui risquent de changer notre monde d’ici 2010-2015. (En voici six, pour votre plaisir Googlesque : “quantum wires”, “silicon photonics”, “metabolomics”, “magnetic-resonance force microscopy”, “enviromatics”, “biomechatronics”)

Photo: Panel sur les percees technologiques

  • …de participer à une discussion au sujet du vieillissement du fandom, avec trois organisateurs de Worldcons dans la salle.
  • …de ne pas intervenir lors d’une discussion sur la fin des droits d’auteur. (Un panel où j’ai pu voir en action Brad Templeton, une de mes net.légendes personnelles)
  • …de profiter des expériences d’écrivains professionnels bourrés de conseils, de méthodes et de suggestions pour, ahem, compléter un premier roman.
  • …de voir un solide quarante minutes de bandes-annonces pour des films bientôt à l’affiche.
  • …d’être ébahi devant d’excellents costumes

Photo: Stormtroopers!

  • …d’obtenir plus de détails sur Anticipation, le projet de tenir une Worldcon à Montréal en 2009. (Nous en reparlerons)
  • …d’avoir la chance d’être présent à un panel (« What’s New From from Tor Books ») où sont assis, un à côté de l’autre, Kathryn Cramer, Marie Jakober, Tom Doherty, Connie Willis, S.M.Stirling, Larry Niven, David G. Hartwell, Robert J. Sawyer et Dave Duncan. Hé bein wow…

Photo: L'equipe de Tor Books a Westercon

Un monde à part, effectivement. (Une impression que n’aide pas trois jours au centre-ville désert d’une ville en train de profiter d’une longue fin de semaine.) Mais bon; chaque obsession a ses moments forts, et si les sportifs peuvent bien s’amuser au bar durant la diffusion d’un match important, les fans de SF ont bien droits à leurs petites rencontres, non? (Qui plus est, ces rencontres nous empêchent d’effrayer la population dans les autres villes.)

En ce qui concerne Calgary elle-même, comment ne pas admirer une ville qui a les couilles d’exhiber des autos comme celles-ci…

Photo: Pink Cadillac!

…et des sculptures franchement obscènes telles celles-ci? (« Ciel, mon mari! »)

Photo: Sculptures, euh, suggestives

Blagues à part, la convention s’achève peu à peu : Il n’y a qu’une demi-journée d’événements demain, et il y a fort à parier que plusieurs membres de la convention préfèreront retourner chez-eux assez tôt. En ce qui me concerne, il me reste à participer à deux panels (sur les nominés aux Prix Hugo : meilleur roman, et meilleur film) avant de dire au revoir à tout le monde. Mon propre vol d’avion de retour à Ottawa est prévu pour mercredi après-midi : j’espère être en mesure de vous livrer une ou deux conclusions une fois confortablement revenu chez-moi. Et peut-être même de vous parler de WAR OF THE WORLDS…

2 thoughts on “Congres 2005: Westercon 2005”

  1. Je suis curieuse: comment était ton voyage en avion? Vers l’Europe, les lignes aériennes ont tendance à tasser le plus de passagers possible dans des espaces de plus en plus restreints. Un jour, il faudra leur casser les jambes pour les faire asseoir dans ces ridicules sièges. Disons que ça rend les déplacements difficiles.

  2. Excellent voyage en avion, et ce au retour autant qu’à l’allée: Westjet assure une liaison directe entre Ottawa et Calgary, et je n’ai que des bonnes choses à dire sur le personnel, le service, les appareils, etc. La chance et mon horaire inhabituel ont dû jouer en ma faveur: Le siège à côté de moi était inoccupé durant les deux voyages.

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